Mesdames, Messieurs,

 

Comme vous le savez tous, j’ai dû me résoudre à démettre Arnaud Biguet de ses fonctions d’entraîneur du SNAF. Cette démarche a été prise en toute transparence et d’un commun accord. Il s’agit donc d’une séparation à l’amiable. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ?  D’ailleurs, je dois admettre bien volontiers que c’est la décision la plus délicate qu’il m’ait été donné de prendre depuis que je suis arrivé à la présidence du SNAF. Mais, elle est devenue inévitable et la défaite à Saumur s’est révélée comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Humainement parlant et compte-tenu des liens qui m’unissent à Arnaud, c’est un véritable crève-cœur. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années et Arnaud sait tout le respect et l’amitié que je lui porte et que je continuerai à lui porter. Je vous rappelle par ailleurs, que c’est moi qui suis allé le chercher pour relever le formidable challenge du Stade Nazairien qui était d’accéder en  DH. Je connaissais l’homme avec ses qualités, ses défauts. Je connaissais le compétiteur qu’il est et son sens exacerbé de la « gagne ».Entraîneur-joueur, il est parvenu dès sa 1ère année à hisser le club en DH au terme d’une saison mémorable. Pour la seconde année, je lui avais demandé d’assurer un maintien confortable. Ce fut chose faîte. L’an dernier, nous avions fixé deux objectifs à savoir se rapprocher du podium et faire un parcours en coupe de France digne de ce nom. Là aussi, la réussite a été au rendez-vous avec une élimination aux portes des 32è de finale contre Granville. Jamais dans l’histoire du SNAF ou du SNOS ou du Stade Nazairien, un tel exploit n’avait été réalisé par un entraîneur. Cette saison est, dans nos mémoires gravée à jamais et Arnaud Biguet restera  comme l’entraîneur Nazairien qui a marqué de son empreinte l’histoire du SNAF. Pour tout son travail, son dévouement, sa disponibilité, je voudrais le remercier très chaleureusement et l’assurer de mon indéfectible amitié. Je lui souhaite désormais de trouver un nouveau challenge à la hauteur de ses compétences et de ses ambitions.

Les raisons de cette séparation à l’amiable sont simples. Vous le savez, la refonte des  championnats Nationaux offre à la fin de cette saison, l’opportunité pour deux ou trois formations d’accéder à l’échelon supérieur. C’est aussi l’objectif que j’avais fixé dans le plan triennal que j’ai défini. C’est l’année ou jamais de franchir un cap pour le SNAF. Mais le début de saison chaotique avec 4 V, 1 N, 5 D a sérieusement hypothéqué nos ambitions. Visiblement, le courant ne passait plus entre Arnaud et les joueurs.  Et comme dans  pareille situation, c’est souvent l’entraîneur qui paye les pots cassés, quand bien même il n’est pas le seul fautif. Les responsabilités sont collectives et j’ai aussi ma part de responsabilités. Je l’assume pleinement, comme je l’ai toujours fait depuis que je préside les destinées  du SNAF. Tout n’est pas perdu, loin s’en faut. Mais il fallait créer un électrochoc pour limiter la casse et se donner les moyens de parvenir à notre objectif qui est la montée. L’écart avec le leader et le podium n’est pas rédhibitoire. Il reste quinze rencontres pour y parvenir et je suis persuadé que nous y arriverons. Ce sera la mission du nouvel entraîneur après la trêve. En attendant, contre Montaigu samedi prochain, Renaud Le Quilliec assurera l’intérim. En effet, nous voulons prendre le temps de la réflexion dans le choix de  celui qui devra mener le SNAF sur le podium. Nous étudions actuellement plusieurs pistes de techniciens et nous vous communiquerons en temps voulu, le nom de celui qui aura la lourde tâche de succéder à  Arnaud Biguet. Je l’ai dit tout à l’heure, les responsabilités sont collectives et  j’attends des joueurs qu’ils mouillent le maillot à chaque rencontre et qu’ils soient fiers de porter les  couleurs du SNAF.