Mesdames, Messieurs, Adhérentes et adhérents

Comme vous le savez peut-être, j’ai décidé de ne pas poursuivre l’aventure à la présidence du SNAF. Cette décision est essentiellement dictée par des raisons personnelles. J’ai longuement réfléchi avant de la prendre, mais plusieurs constats m’ont conforté dans le choix que j’ai fait. Chacun doit être conscient, que la Présidence d’un club fort de 800 licenciés est loin d’être un long fleuve tranquille et c’est d’autant plus vrai lorsque l’on parle football à Saint-Nazaire. Cela impose des devoirs et des obligations et avec le recul de ces 4 années, j’ai pris conscience de la nécessité d’un niveau d’exigence optimal et qu’il était aussi impératif et urgent d’insuffler pour l’avenir un nouvel élan avec une disponibilité forte chose que je n’étais plus en mesure d’assumer. Mes priorités sont aujourd’hui ailleurs et principalement vers ma famille. D’ailleurs, j’en profite pour remercier ma femme et mes enfants d’avoir toléré mes absences. Ils ont besoin de moi, et c’est vers eux que vont mes pensées. J’aurais aimé vous dire, que je pars avec la satisfaction du devoir accompli, mais ce n’est pas tout à fait le cas. A la création du SNAF, le projet était basé sur trois ans et sur trois axes prioritaires.

– Je voulais structurer le club et assurer que les fondations soient solides, afin d’effectuer une transition dans les meilleures conditions. C’est chose faite, avec notamment une situation financière saine qui permettra à mon successeur d’oeuvrer avec une totale sérénité.

  • Mon second objectif était de faire en sorte que les équipes de jeunes puissent s’épanouir à travers leur passion, obtenir des résultats probants au niveau régional avec l’aide d’éducateurs diplômés. C’est aussi le cas et avec en prime, l’accession des U 17 au championnat National.

  • Le troisième volet de mon plan triennal était l’accession de l’équipe fanion au championnat National. En tout état de cause, le projet sur lequel je m’étais engagé n’a pas abouti pour des raisons diverses et variées sur lesquelles, il ne servirait à rien d’épiloguer. On ne vit pas avec le passé, mais on en tire les conséquences et je ne doute pas un seul instant que ce n’est que partie remise.

Je fais confiance à Daniel Bréard pour mener à bien la tâche qui lui incombe et donner au football Nazairien, toute la place qu’il mérite au niveau National.

Des trois années de mon mandat, je garderai des souvenirs émus, tant sur le plan sportif qu’humain et la fierté d’avoir avec mes équipes dynamisé l’évènementiel autour du Stade LEO LAGRANGE. J’ai le sentiment de partir avec un bilan positif et je suis fier d’avoir présidé le SNAF et de l’avoir avec vous TOUS fait grandir. Nous avons ouvert un beau livre avec beaucoup de pages blanches, je suis persuadé que mon successeur saura le remplir avec de beaux succès. Je laisse la place, j’ai passé de bons moments et eu la chance d’avoir pu être à la tête de cette fusion qui ne pourra pas nous être enlevé et qui pour moi reste une vraie réussite de mutualisation des compétences et des forces vives. Les gens m’ont aidé à découvrir le monde associatif et tout ce que cela comporte en termes d’exigence et d’investissement. Je vous le confirme, le bénévolat est un vrai don de soi et je tiens à remercier l’ensemble des membres du club, qu’ils soient éducateurs, joueurs, sympathisants, supporters, partenaires.

Je pars aussi sans regrets, même si j’ai été à plusieurs occasions confronté à des situations délicates. Je pense notamment à la réorganisation sportive au début de la saison écoulée. Quand tu te retrouves face à face avec des éducateurs, il n’est pas aisé de faire des choix qui soient unanimement appréciés. C’est la difficulté que rencontrent tous les clubs de masse. Se séparer d’Arnaud Biguet en cours de saison a également été douloureux. Rétrospectivement, on aurait dû le faire au terme de l’exercice 2015/2016 pour son bien et celui du club. Cela étant, la nomination de Daniel Bréard a été un choix judicieux. Il a accompli un énorme travail depuis son arrivée en janvier et il a rapidement confirmé mes certitudes. C’est un visionnaire connu et reconnu et je suis intimement convaincu qu’il est l’homme qui mènera le SNAF au championnat National.

Je vous l’ai dit, j’ai vécu des moments intenses d’un point de vue émotionnel. Parmi les plus marquants, je pense en particulier au But d’Ahmed Moussa contre Cholet qui nous permet d’aller en prolongations avec l’issue finale que l’on connaît et que l’on gardera longtemps en mémoire. Ce jour-là, je n’ai jamais vu autant de Nazairiens dans le stade. Le public a vibré pour l’exploit de son équipe, mais au-delà du résultat, j’ai constaté qu’il y avait un public pour le football à Saint-Nazaire.

J’ai compris que le football était une place forte dans le paysage sportif local et régional.

Je le répète encore une fois, je quitte la présidence sans regrets, sans amertume, conscient d’avoir donné le meilleur de moi-même au service du club avec mes armes mes qualités et mes défauts. Certains pourront toujours épiloguer sur mes absences aux matchs, voire mon manque de disponibilité, mais personne ne pourra me reprocher mon investissement, mon intégrité. J’ai assuré ma présidence et je 1·ai assumée et je ne doute pas un seul instant que mon successeur saura en faire de même. Quant à moi, je quitte mon poste, mais pas le club. Je continuerai de lui apporter partiellement mon aide, si cela est nécessaire. Encore merci à toutes et tous et vive le SNAF, n’oublions surtout pas que :

« L’AMBITION N’EST RIEN SANS LA PASSION ».

Jérôme Ameline.